Bos.20

Simon Beaudry

Où étiez-vous il y a 20 ans ?

Bos fête ses 20 ans en octobre, on commence tous à la savoir. En octobre 1988 donc, une nouvelle agence naissait. Mais nous ? Où allions-nous, où étions-nous, que faisions-nous aux alentours d'octobre 1988 ?

Balises : 20, ans, beaudry, bos

Répondre à cela

Réponses à cette Discussion

En octobre 88, je venais d'entrer dans ma nouvelle école primaire : Aux Milles Fleurs à St-Hubert. Ma mère et son chum Normand avaient décidé de fusionner leur famille pour n'en créer qu'une seule, j'ai donc expérimenter le concept de famille nucléaire. Mon frère et moi, vivions maintenant avec Luc et Isabelle.

Nous venions donc de quitter le quartier dans lequel j'ai passé la majorité de mon enfance, Laflèche, toujours à St-Hubert, École Jean XXIII devenue Des-quatre-vents, quartier pauvre d'entre tous à St-Hubert.

Quitter des amis, une école, une vie de quartier pour un autre contexte autant familial que scolaire et humain, ça là son lot de désagréments, surtout à cet âge. Ça m'était déjà arriver 2 autres fois au début du primaire et ça m'arrivera plus tard pour le secondaire.

Bref, ..

C'était l'année ou je me suis conçu une arbalète avec des projectiles faits de kleenex et de papier collant. Fabriquer des projectiles pendant la classe était devenus pour plusieurs d'entre nous l'activité par excellence. Le dessin faisait parti de ma vie de tous les jours et c'est ce que je faisais lorsque je ne fabriquais pas de projectile.

Je portais des converses rouges, casquette converse blanche satinée, coat d'armée kaki, pentalons cotton ouaté (kit complet en cotton ouaté devrais-je dire) et j'étais pratiquement le plus petit de ma classe. La première blonde que je me suis faite cette année là me dépassait d'au moins une tête.

Je trippais sur Friday 13th, Iron Maiden, Dungeons&Dragons, GiJoe, Robotix, le nintendo faisait son entrée fracassante chez nous. J'étais Scout et Cadet de l'armée (Corps de Cadet 2623). Je jouais au hockey dans la rue avec le voisinage et on s'était fabriquer une coupe stanley avec des blocs de bois, des barreaux de chaises et un bol à salade.

Mon 1988 ressemblait à peu près à ça.

Répondre à cela

As-tu une photo de 88 avec ta casquette ?

Répondre à cela

hissshh. faudrait que je regarde.. Faut dire que le taxage commençait aussi :))

Répondre à cela

En octobre 1988, j'étais chez BCP. Ma blonde était sur le point d'accoucher de nos jumeaux, Charles et Valérie. Comme on avait déjà Laurence, on a dû passer de notre quatre et demi dans Ahuntsic à notre bungalow à St-Bruno. Un bon move.

Je travaillais alors surtout sur Desjardins, Black Label, Yoplait et St-Hubert(!!!). Long time ago.

Répondre à cela

Y’a 20 ans…
Ça faisait 2 ans que je travaillais pour un importateur de vêtements pour enfants.
J’avais quitté l’école tôt car je m’étais laissée influencer par l’argent qu’on fait en vendant des vêtements dans une boutique.
Je me croyais riche…
Je me tenais avec des gens plus vieux que moi.
J’écoutais Dépêche mode et New Order dans le tapis.
Je sortais dans les bars presqu’à tous les soirs.
Mes voyages se faisaient à Old Orchard.
Je jurais conduire des Honda Civic pour le reste de ma vie (j’en étais à ma deuxième et je me trouvais hot).
3 ans plus tard, il y a eu la récession.
J’ai pris ça comme un signe à l’effet que je devais retourner sagement sur les bancs d’école.
Je suis entrée à l’UQAM en marketing parce que c’est ce que tu étudiais quand tu ne savais pas ce que tu voulais faire.
J’ai joints les membres du Club marketing de l’UQAM parce qu’en étant membre, tu assistais à des rencontres d’entreprises.
C’est alors que j’ai visité BCP.
Pour nous faire valoir les grandes lignes des activités d’une agence de pub, ils nous ont montré un vidéo du pitch de Pepsi.
J’ai été fascinée.
La création, le stress des délais et des revirements abrupts (oui, oui), l’énergie, le standing… J’ai décidé que je travaillerais en agence.
C’est là que tout a commencé.

Répondre à cela

En 88 j’avais 8 ans, et comme c’était la fin de l’été, j’étais souvent assis sur la terrasse avec mon père à regarder les feuilles des arbres tomber. Souvent avec une sandwich à la crème glacé, ou un chocolat chaud, tout dépendait de la température.

Je rêvais devenir un cowboy ou un cascadeur, rêve que j’ai malheureusement pas encore réalisé. J’ai même jamais fais d’équitation, quel déception.

En 1988, j’achetais ma première cassette, Rock Voisine - Hélène, ma mère croyait que j’étais parfait, j’aimais la même musique qu’elle.

J’ai aussi surpris le curé de la paroisse lors de ma première communion, en vomissant un fameux verre de jus d’orange Tang au milieu de l’allée centrale. J’ai jamais voulu y retourner et c’est là que j’ai découvert la lutte des dimanches matin.

Et finalement en 88, j’ai dénoncé ma soeur qui fumait des cigarettes en cachette avec ses amis (es) au Parc Duquesne, derrière la maison canadienne.

p.s. et j'avais une belle coupe longueuil.

Répondre à cela

En 1988, je n'allais même pas encore à l'école.

Je vivais à 1400 km à l'est de Montréal, isolée du monde, dans un village de pêcheurs qui n'était même pas encore atteint par la route 138.

Mes couleurs préférées étaient le vert fluo, le rose fluo et le mauve fluo (?). Je portais des 301. J'avais un gros toupet dans les yeux et deux couettes sur le dessus de la tête. Je rydais sans relâche mon bicyk avec mes petites roues en arrière. Mais je ne dépassais pas le pont de la rivière, je n'avais pas le droit.

Je mangeais de la gomme Bazooka pis je regardais les images de l'histoire dedans parce que je ne savais pas lire. Pas grave, mes histoires étaient ben meilleures.

J'écoutais les Jeux Olympiques pis je me prenais pour une plongeuse en sautant du haut de l'escalier sur mon sleeping bag bleu avec ma tuque rose en guise de casque de bain. Eh! que ma mère aimait donc ça...

Je regardais la Guerre des Tuques en loop. Et je pleurais à chaque fois que Cléo mourrait.

Je voulais être une licorne quand je serais grande.

Je ne pouvais pas croire qu'il existait des gens dans le monde qui n'avaient jamais vu la mer.

Enfant unique, mon meilleur ami était le bouleau brun en face de chez-nous, un des seuls arbres ayant survécu à l'hiver 1987. Je lui parlais souvent, je le décorais, je l'arrosais, mais surtout, SURTOUT, je lui racontais des histoires.

Ce que je n'ai jamais arrêté de faire depuis, d'ailleurs.

Répondre à cela

Non mais, quoi répondre à ça???

Répondre à cela

Bah, j'avoue que son histoire est bonne, mais par chance, le but n'est pas de produire la meilleure histoire possible, plutôt d'écrire la nôtre. Je suis sûr que de toute façon tu trouveras quelquechose qui exprimera ta singularité toute particulière :)

Répondre à cela

Tu étais où toi Gentiane, il y a vingt ans?

Répondre à cela

Et toi sexy André t'étais où il y a 20 ans ?
PS : pour comprendre le « sexy », faut voir André en plein cardio Express. Zèxy André !!!

Répondre à cela

20 ans déjà !!!!!....
Je travaillais déjà depuis 4 ans chez Nationair. J'étais parmis les 200 premiers employés qui avaient connu (et qui connaissaient encore) les interminables délais..... Notre semaine de travail se déroulait comme suit : Du Jeudi 17:00 au Lundi 22:00, et ce, sans interruption. Nous dormions à l'aéroport, quelques heures entre les vols retardés, pendant que les voyageurs eux, se croisaient dans les corridors menant à l'hôtel "Château Mirabel".... Ah! c'est vrai, un autre château dans ma vie....Je croyais fermement que je travaillerais là toute ma vie. Il y avait, malgré tout, des avantages très appréciés: passes illimitées pour employé et famille proche, lieu de travail spécial (Aéroport de Mirabel). Je demeurais à St-Janvier, 5 min d'autoroute et j'étais au travail.PAS DE TRAFFIC..... QUELLE QUALITÉ DE VIE !!!!
Octobre 1988, le calme avant la tempête, car fin Octobre, les vols à destination Soleil se multipliaient et nous savions que l'aéroport deviendrait, pour les mois à venir, notre premier domicile !!!!

Répondre à cela

RSS

© 2009   Créé par Bos

Signaler un problème  |  Commentaires  |  Confidentialité  |  Conditions d'utilisation