Bos.20

Simon Beaudry

Quelle était votre perception de l'agence Bos avant d'y être et quelle est-elle maintenant que vous y êtes ?

( Discussion ouverte aussi pour les «outsiders» qui se sentent interpellés )

Avant de devenir directeur artistique chez Bos, j'étais la même chose mais chez Marketel. Il me semblait que pour moi, Bos était «l'»Agence. Une sorte de référence. Il me serait difficile d'en arriver au comment j'en suis arriver à penser ce que je vais dire à l'instant, mais ma perception (et elle semblait partagée par plusieurs de mon entourage direct, peut-être même complètement inspirée par celui-ci) était la suivante :

- La Création était constituée de bums qui buvaient du scotch, s'habillaient toujours en noir et ne pouvaient pas être des filles.

Maintenant que j'y suis, j'peux dire que NON finalement.. il n'y a pas que la Création qui boit du scotch, tout le monde ne s'habille pas tout le temps en noir et oui, les créatifs peuvent être des filles; Alexandre Béliveau s'est déguisé en fille une fois !

Balises : bos, création, perception

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Réponses à cette Discussion

Je sens que Samantha Hull et Françoise Legris et Jenny Rich vont commencer un nouveau Forum: Être femme à la création chez Bos. Et Alex aura le droit de participer...

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:)) Cela va de soi ..

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I had always heard of Bos, but I was not aware of how big it was or of the caliber of its client list. I was very impressed with the location when I first set foot in the door, and even more impressed when I sat down and started looking through their portfolio. At first, I was surprised that there seemed to be so little in-house web presence. I thought that there was going to be a lot of work to do in terms of getting people to think of the web as often as they did television and print.
Eight months later, a lot has changed. I have found that people have become more and more excited and interested in all things interactive. With the hiring of a couple of very talented art directors with in the last few months, I am pleased to see that Bos is fast becoming a very strong competitor as an interactive agency....
The recent addition of our on-site green screen room is fantastic. it will allow us to experiment in ways that I could only dream of previously, allowing to take our creative ideas further than ever before.

-Cam

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Comme Cameron le dit, Bos surprend par sa taille. Je reste persuadé que plusieurs ne se doutent même pas que Bos a un département média, et de surcroît l'un des plus importants à Montréal (autant pour son nombre d'employés et sa facturation).

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Pour ma part, moi je suis littéralement tombée dedans quand j'étais petite. Comme Obélix dans sa potion magique. J'ai connu les Boss de Bos avant qu'ils soient mes Boss. J'ai donc pas de perception avant d'y être. J'ai longtemps eu par contre la perception des gens autour, de mes amis étudiants en communication.
Ce qui m'était souvent dit: facture visuelle minimaliste, le monde habillé en noir, une petite gang tissé bien serré.
Pas faux... quoique Bos c'est plus que ça...les perceptions ont-elles changées? à voir dans les prochaines réponses

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Bos... Le nom seul impressionne!

C’est le fameux mur noir du Balfour qui engendra mon premier contact avec l’univers Bos. C’est d’ailleurs l’une des premières choses que j’ai remarquées dans la ville lors de mon emménagement à Montréal, il y a de ça quelques années. Sagement assise dans la voiture qui me menait vers ma nouvelle existence, j’aperçu tout de suite sur la main cet intriguant acronyme, trônant du haut de son neuvième étage.

Comble du hasard, je rencontrai rapidement à l’université une jeune femme du nom de Justine qui travaillait justement chez Bos, à la réception. Ah! C’était donc ça, Bos! Ma première réelle vision de l’agence s’est donc développée à travers son regard à elle, qui était ma foi bien placée pour me renseigner... Qui de mieux qu’une réceptionniste pour nous fournir d’abondants détails juteux sur une agence! Elle m’a donc parlé de la boîte comme étant un endroit chaleureux, où le climat est absolument agréable et les gens, drôles et attachants... Attendez, me parlait-elle vraiment d’une des plus grosses agences de publicité de la métropole? Celle dont tous me parlent comme étant une icône de la publicité québécoise, une boîte où déambulent nombre d’hommes au crâne rasé et vêtus de noir?

Je n’eus pas à attendre longtemps avant d’avoir la chance de vérifier ses dires par moi-même. La journée de mon « entrevue » chez Bos, j’ai d’abord pu constater que l’environnement de travail collait tout à fait à l’image que le simple nom de l’agence m’évoquait : impressionnant, simple et de bon goût. Et que dire de mon premier contact avec les Bossiens! Il ne fallut que quelques minutes pour que toute trace de stress s’évanouisse lors de ma première journée. Je me suis rarement sentie aussi à l’aise dans un milieu de travail. Je me rappelle encore de la façon dont certaines personnes sont venues se présenter à moi... Tant de chaleur, d’authenticité et de folie (tout dépendant des personnes), il n’en fallait pas plus pour me charmer.

Franchement, je songe régulièrement à la chance que j’ai d’évoluer quotidiennement dans un environnement si stimulant... Et je serai toujours fière de partager à mon tour cette culture bossienne que j’affectionne tant.

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Avant, j'étais même pas en pub. De loin, que je venais. J'ai passé mes premiers mois chez Bos comme figé, me demandant : comment ça se fait que Michel Ostiguy connaît mon nom le lendemain de mon arrivée et qu'il me parle comme à une personne, pourquoi tous les trophées sont oubliés dans une armoire, pourquoi le piano à queue, et surtout, quand vont-ils réaliser que je ne suis qu'un imposteur ?

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Il faudrait plutôt me demander quelle impression Bos m'a laissé avant que j'y travaille...

Au départ, il y a eu les 3 années passées aux commandes de l'aile d'avion chez Jet Films où j'ai eu la chance de croiser les clients et le personnel des plus grandes agences à Montréal.
Bos y venant très souvent, j'ai eu le plaisir de me familiariser avec certains d'entre eux, souvent stationnés à la réception.
Parmi eux, Richard Nadeau, pour ne nommer que celui-ci.
Richard qui s'intéressait toujours à ce que je faisais, qui m'interrogeait sur mon humeur de la journée, bref, "un brave humain" me disais-je. Et de la belle création, pensais-je!

Puis, il y a eu les études au certificat de publicité à l'Université de Montréal où j'ai eu l'occasion de connaître plus "théoriquement" le milieu, les agences, il y a eu de nombreuses conférences puis mon opinion sur tout ceci. Je voulais travailler chez Bos, un peu comme on veut devenir princesse ou pompier quand on est petit. Un peu comme un but à atteindre.

Ensuite, il y a eu mes questionnements sur ma carrière.
J'ai alors repris contact avec ce brave Richard qui a tout de suite répondu à l'appel. De brave il est alors passé à... sage! Très inspirant ce Richard.
Il fallait que j'aille travailler chez Bos.

Et finalement, deux ans et demi après avoir commencé ma carrière dans le milieu de la publicité, j'y suis arrivée. Un peu comme quand on arrive à la maison après le boulot. Et c'est là que j'ai compris ce qui vivait au fond de Richard et des autres gens de chez Bos que j'avais croisé et qui m'attirait tant. Vous savez? Ce bien-être... quand on se sent chez soi. Quand on peut vivre et partager les mêmes valeurs... Bos c'est, oui de la belle et bonne création, mais pour moi c'est les gens qui y travaillent, c'est humain, sage, inspirant...

Je suis fière d'être Bos-ienne.
Bon 20ième Bos!

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Eh bin, merci Gentiane, ça me touche vraiment. J'aurai au moins réussi à influencer une carrière dans ma vie!

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Quelques mois avant mon vol aller (sans retour) vers Montréal, je me renseigne auprès de la population créative parisienne sur les agences d'icitte.
Le mieux renseigné est Thierry Albert, un ami concepteur-rédacteur ayant officié deux ans chez Publicis à Montréal. Il me dit une chose : "À Montréal, tu n'as pas d'alternative, il faut que tu entres chez Bos".

Je fais donc une petite recherche et tombe sur le phénomène Familiprix qui vient de gagner un Lion à Cannes. Je trouve ça pourri. Mon pote Google m'explique alors ce qu'est Familiprix. Ok, c'est pas si mauvais finalement.

Quelques mois ont passé.
Me voilà depuis deux jours à Montréal sous un ciel pluvieux d'octobre arpentant le Plateau à la recherche d'un appart. Je remonte St Laurent et découvre l'énorme logo Bos. Un mur tout noir, trois lettres blanches. "Ah, c'est là". Une rafale de vent retourne mon parapluie.

Au cours des deux semaines suivantes, je fais le tour des agences et entends ce que tout le monde a entendu : "Y'a qu'des hommes, y sont tous en noir", mais avec un petit complément : "Pis là-bas y'a pas d'Français".

Je me décide d'appeler pour rencontrer quelqu'un.
J'ai trois noms. Roger Gariépy, directeur de création, André Paradis, que je connais de nom par son passage à Paris, et Richard Nadeau. J'appelle Richard. La conversation pourrait se résumer comme :
- Bonjour, je suis concepteur-rédacteur et souhaiterais vous montrer mon portfolio.
- Pas le temps pis je peux rien pour toi.
TUUUT ... TUUUT ... TUUUT (charmante tonalité voulant dire que l'autre a raccroché).

Je ne me souviens pas trop pourquoi j'ai persévéré, mais je ne le regrette pas.

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"Quelques mois avant mon vol aller (sans retour) vers Montréal"
Une chance que tu voyages avec Zoom Airlines... t'es avec nous pour de bon.

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Ce n'est pas vrai qu'il n'y avait pas de français, j'étais déjà là (mais c'est vrai que je m'étais déguisé depuis le début, personne ne s'est peut-être jamais rendus compte de rien...)

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