Bos.20

Simon Beaudry

Quelle était votre perception de l'agence Bos avant d'y être et quelle est-elle maintenant que vous y êtes ?

( Discussion ouverte aussi pour les «outsiders» qui se sentent interpellés )

Avant de devenir directeur artistique chez Bos, j'étais la même chose mais chez Marketel. Il me semblait que pour moi, Bos était «l'»Agence. Une sorte de référence. Il me serait difficile d'en arriver au comment j'en suis arriver à penser ce que je vais dire à l'instant, mais ma perception (et elle semblait partagée par plusieurs de mon entourage direct, peut-être même complètement inspirée par celui-ci) était la suivante :

- La Création était constituée de bums qui buvaient du scotch, s'habillaient toujours en noir et ne pouvaient pas être des filles.

Maintenant que j'y suis, j'peux dire que NON finalement.. il n'y a pas que la Création qui boit du scotch, tout le monde ne s'habille pas tout le temps en noir et oui, les créatifs peuvent être des filles; Alexandre Béliveau s'est déguisé en fille une fois !

Balises : bos, création, perception

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Réponses à cette Discussion

Mon cher Christophe, cela sous-entendait à la "Création".

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T'es français Christophe ?

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J'étais chez Young & Rubicam quand Bos a ouvert ses portes en 1988. BOSS ! C'est comme cela que j'ai reçu le nom la première fois. Je trouvais ça pour le moins baveux. (Les Boss de la pub, est-ce cela qu'ils voulaient nous dire?) Mais j'étais tellement admiratif devant le travail d'Yves Simard que je me suis dit que ça devait être correcte.
J'aimais aller rendre visite à Yves en fin de journée, dans ses bureaux de la rue Saint-Laurent, simples et harmonieux, où le calme régnait, où tout semblait facile. Nous allions au Vol de nuit prendre un Scotch après que Yves eut passé un crayon feutre noir sur ses bottes pour les mettre toutes belles ! Ensuite, nous allions chez Tasso manger un poisson et boire un Métaxa, ce qu'Yves s'amusait à appeler du Kick grec. Je me sentais franchement privilégié d'être si près de cette agence.

Quelques années plus tôt, Yves avait tenter de m'embaucher alors qu'il était chez Cossette. J'avais décliné l'offre en lui disant que le jour où j'irais chez Cossette, ce serait pour prendre sa place !...

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Eh bien.. on peut dire que cette fois là.. Richard n'a pas réussit à influencer une carrière...

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Mes premiers contacts avec Bos datent de l'époque où je m'occupais des journées-conférences chez Infopresse. Je me souviens clairement que l'agence était très peu réceptive à mes multiples invitations et pas nécessairement toujours délicate dans ses refus. Ce n'est donc pas par hasard si j'en suis venu à considérer Bos comme une agence un peu rebelle, qui faisait ses trucs sans trop se soucier du reste de l'industrie.

Je me souviens aussi que je revenais souvent à la charge parce que, malheureusement pour moi, Bos produisait du bon stock et avait donc certainement quelque chose de pertinent à dire dans nos événements. Après de multiples efforts, j'ai toutefois dû me résigner et abandonner. Je ne percerais pas les mystères de la bête.

Un an et demi plus tard, le destin aidant, j'entamais un long processus d'entrevues (possiblement le plus long de l'histoire de la pub québécoise) qui m'a finalement permis de voir de l'intérieur ce qui fait de Bos une agence aussi spéciale.

Est-ce que ma perception a changé ? Je ne crois pas.

Mais c'est beaucoup plus sympathique vu de l'intérieur...

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