Bos.20

Alexandrine Perras

L’Esprit des lieux

2 avril 2007: Bos emménage dans ses nouveaux bureaux. Grand changement pour tous, après avoir été 19 ans sur le boulevard St-Laurent.


L’immeuble a aussi reçu un Grand Prix au concours Créativité Montréal 2007 avec ce commentaire du jury :


Bureau: Bos

Design: Luc Laporte Architecte / René Desjardins Designer d’intérieur

Bos, une préservation parfaitement dosée

L’agence de publicité Bos a magnifiquement converti un ancien entrepôt industriel en un vaste espace de travail qui tire le meilleur parti des caractéristiques architecturales du bâtiment. L’ensemble de la propriété comprend, outre le bâtiment principal, une maison carrée et une annexe ajoutée bien des années plus tard. Le tout a été complètement rénové, et la maison, dégagée des raccords qui la liaient au corps principal. L’annexe a été conservée et revêtue, afin de la distinguer, de plaques de cuivre qui verdiront avec le temps. À l’intérieur, guidé par le bâtiment, l’architecte a réorganisé les volumes sur cinq étages, réunissant à chaque niveau deux étages très bas de plafond pour n’en faire qu’un ou ajoutant des mezzanines lorsque cela était nécessaire. Là où il n’y en avait aucune, il a ajouté des fenêtres, créant des percées lumineuses. Sur les autres côtés, il a restauré les fenêtres originales en demi-lune. Placées en quinconce, elles offrent des vues presque photographiques sur le paysage environnant : canal Lachine, centre-ville, voie ferrée. Dans ce cadre de briques et de bois, l’aménagement est minimal et va à l’essentiel. Quelques accents lumineux soulignent la brique et, rare élément décoratif, un spectaculaire luminaire composé de pièces récupérées est suspendu dans l’entrée. En contraste avec l’ambiance feutrée des bureaux, la cafétéria est largement ouverte sur une terrasse avec jardin et bassin-piscine, et offre un cadre blanc et lumineux.

(Référence : Créativité Montréal :

http://www.infopresse.com/creativitemontreal/resultats/2007/default...

Balises : bureau, canal, déménagement, lachine, édifice

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Réponses à cette Discussion

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Je me souviens de mes premiers jours au Château de la publicité (pour citer les Lynda Lemay). J'étais comme une bulle de savon, je vivais littéralement en apesanteur. Je flottais dans cet espace gigantesque, comme dans des vêtements trop grands. Je pense que nous étions tous impressionnés par l'ampleur des lieux, un peu dépassés, intimidés par le vide luxueux-- qui n'a pas peur du vide -- qui s'offrait à nous. Trop d'air, trop d'espace, trop de hauteur, trop de plafond, trop de nouveautés, tout ça en même temps. Puis, assez rapidement, nous avons apprivoisé sa majesté, chacun a délimité son espace, trouvé ses repères. Et aujourd'hui, qui voudrait vivre ailleurs ? Chaque jour ou presque, je me répète à quel point nous sommes gâtés de vivre huit heures par jour dans un lieu aussi inspirant.

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Je suis arrivé chez Bos juste après le déménagement (appelons ça le sens du timing). L'espace était effectivement intimidant, voire un peu surréel. Heureusement, j'ai été vite rassuré en voyant comment les employés s'appropriaient les lieux. Il ne s'agit pas d'un petit paradis où l'on ne peut rien toucher et dans lequel on se sent mal de respirer. Au contraire, cet espace nous l'habitons vraiment. La piscine a vu son lot de maillots et le BBQ est l'une des meilleures source de revenus du marché Atwater. Comme Hugo, je me trouve réellement chanceux et gâté à chaque fois que j'ouvre la porte le matin.

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Merci Roxy !

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C'est vrai qu'on se sent chanceux d'avoir des tables de travail qui dépassent la taille moyenne des cubicules en co-location si précieux aux dirigeants des autres agences (non non, pas de noms). J'ai tellement d'espace que, du coup, je donne plus à Vision Mondiale.
Un autre avantage non-négligeable pour le cycliste que je suis : la côte Atwater. À date, j'ai toppé 63 km/h. Et ça, le matin, avant de travailler, ça réveille.
Le seul désavantage (deux si je compte le restaurant l'Ambroisie), c'est l'absence de soupe tonkinoise tout près. Mais bon, à date, je vis assez bien sans.
Bravo aux designers/architectes, et merci à Bos pour tant de démesure.

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En tant que finissant, diplômé depuis moins de 4 mois de l'UQAM (design graphique), ayant aucune véritable expérience dans une autre agence, je suis plus que chanceux de pouvoir travailler chaque jour dans cet établissement chaleureux! Le premier jour que j'ai franchi la porte de BOS, j'ai cru rêver, et en tant que stagiaire à l'époque laissez-moi vous dire que j'étais quelque peu intimidé. La grandeur des salles de conférence, la piscine, le BBQ, les planchers, les bureaux, les écrans ultra malléables, les fenêtres, la brique, et que dire de la lumière naturelle et du paysage, en plus de la vue sur le canal (lors de tempête, quand il mouille, c'est super de voir les joggers et cyclistes qui paniquent). Bref, en plus de cela, tous le monde est sympathique... Nous sommes chanceux et heureux ... que tous le monde danse !!! ;0)

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En entrant chez Bos, l’oeil averti remarquera une réplique de ce qui semble être un autobus. Il sagit d’une réplique made in china du Futurliner de Général Motor un géant construit à 12 exemplaires dans les années 50, pour ce qui fut appelé à l’époque The General Motor Parade of Progress. Voici la petite histoire du Futurliner Bos.

En (1994??) Bos se joint à un petit groupe de passionnés collectionneurs d’automobiles, pour faire l’acquisition d’un tas de ferraille ayant pour nom Futurliner. L’objet est dans un état très avancé de pourriture et son propriétaire américain, très heureux de se défaire de ce somptueux déchet.

Débute alors un long et coûteux processus de restauration. Une fois sorti du salon de beauté, la bête brille et fait tourner les têtes. Elle porte alors les couleurs de Fido et pendant deux ans, sillonne le pays d’un océan à l’autre, offrant une rutilante vitrine technologique à ce nouveau joueur de l’industrie du sans fil.

Après cette nouvelle Parade du progès, le Futurliner entre en hibernation dans un entrepôt de Saint-Hubert. Plusieurs années s’écoulent. On tente d’intéresser d’autres preneurs. En vain. Le groupe décide alors de rendre à l’autobus ses couleurs originales et de mettre à l’encan ce symbole de l'âge d'or américain.

Le Futurliner fracasse le record de vente de Barret-Jackson, le légendaire encanteur de véhicules de collection.

4.1 million de dollars!

Cette vente, aussi spectaculaire qu’inespérée nous servira de levier pour entreprendre un nouveau et vaste chantier de rénovation: Bos Saint-Ambroise.

Ainsi en 2007, les vieux entrepôts de la Dominion Textile allaient ressusciter grâce à un autobus du futur venu des années '50. Voilà pourquoi ce petit autobus rouge est bien chez lui à la réception de Bos.

Pour voir l'encan et le sourire resplendissant de Richard Petit, voir la pièce jointe Fidomobile.mp4
Pièces jointes:

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Bon, ça fait un bout que je me dis que je devrais contribuer à cette discussion … J’ai essayé 3 ou 4 fois mais ça donnait toujours un texte soit trop long, trop beige, trop rose bonbon …

Je vais donc tout simplement me limiter à une liste de remerciements un peu trop longue … comme Kanye aux Grammys …

Il faut quand même que je place le contexte :

Le 3970 rue St-Ambroise, c’est grâce à lui si je suis chez Bos. C’est la raison pour laquelle Michel m’a demandé de venir le rejoindre à l’agence : pour m’occuper du projet de rénovation / déménagement. Depuis, les choses ont un peu évolué, à mon grand plaisir.

C’est un projet qui a été mené à la vitesse grand V et qui aurait pu salement mal tourner n’eut été de la bonne volonté de tous …

« … La musique qui annonce la pause commerciale commence tranquillement … »

- Enwaille Gilles ! … les remerciements svp …
- ok ok, les voici :

Alors merci à :

René Desjardins pour son amitié et son professionnalisme,

tous les membres de l’équipe de Tomico et d’ICO Constructions pour leur enthousiasme,

Anne-Joëlle Chamberland pour ses yeux,

Martin Bégin pour ses angoisses (qui soulageaient les miennes),

David Sepulchre et Vincent Ballut pour leur présence,

Fidomobile pour son support monétaire,

et finalement, Luc Laporte pour sa vision et ses arbres symétriques.

Quelques photos … (sous peu)

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Voici un aperçu historique des lieux...

Au XIXe siècle, grâce au canal de Lachine (ouvert à la navigation à partir de 1825) et à la voie ferrée (le Grand Trunk Railroad) inaugurée en 1847, le quartier de Saint-Henri connaît un formidable essor et devient l’un des principaux centres de production manufacturière au Canada. Scieries, meuneries, tanneries et fonderies s’y établissent d’abord. Puis, dans la foulée de l’industrialisation, diverses usines s’y installent à leur tour.
C’est ainsi qu’en 1880 sont entrepris les travaux de construction de l’édifice du 4020, rue Saint-Ambroise. Le propriétaire d’alors est la Merchants Manufacturing Company qui y exploite une filature de coton. L’édifice est bientôt flanqué d’un second bâtiment — le 3970, rue Saint-Ambroise — construit en 1899, qui servira d’entrepôt.
En 1905, la Merchants est englobée par la Dominion Textile Company qui est alors, avec une dizaine d’usines, le plus important employeur au Québec. À elle seule, l’usine de Saint-Henri emploie quelque 3 000 travailleurs. À cette époque, la population de Saint-Henri est de 25 000 habitants.
Il est utile de rappeler que le nom dominion désignait (jusqu’en 1948) un état autonome au sein de l’empire britannique. Le Canada acquiert son statut de dominion le 1er juillet 1867 et est aussitôt baptisé Dominion du Canada par les pères de la confédération. Ce nom connaît alors une vogue formidable, des entreprises de toutes sortes s’en réclament. Aujourd’hui, il en subsiste encore de nombreuses à le porter, comme la Dominion Tar & Chemical Company (mieux connue sous le nom de Domtar) et la Banque Toronto-Dominion, pour ne citer que celles-là.
L’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent en 1959 entraîne un déclin rapide du canal Lachine — et sa fermeture en 1970 — et des usines qui sont installées en bordure.
En 1969, l’édifice du 4020, rue Saint-Ambroise est repris par la Connecticut Leather Company, entreprise qui en dépit de son nom, fabrique des jeux. Mieux connue sous le nom de Coleco,, elle connaît une certaine prospérité dans les années 70 avec les premières consoles de jeux vidéo à l’époque du Pong, puis, dans les années 80, un succès monstre avec les poupées Bout d’chou.
De 1987 à 1999, l’édifice est désaffecté, laissé à l’abandon.
1999, on procède à sa restoration et à la démolition des ailes et bâtiments qui ne sont pas d’origine.
2006, l’agence de publicité Bos fait l’acquisition du bâtiment des entrepôts et entreprend des travaux de réaménagement.

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Digne de Jacques Lacoursière. Bravo. Ma poupée Bout'choux s'appelait Guillaume et était blond vénitien (c'est presque roux), comme moi. Elle devrait être sortie de son choux vers 1984 ou 85.
Ma première question, madame Lamarche : Connaissais-tu Guillaume?
Aussi, j'aimerais authentifier à quel étage étaient les champs de choux? Je crois que c'est près du média, je sens une 'vibe' très forte. Guillaume?! Guillaume?!!

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